jeudi 30 juillet 2009

Des ombres dentellées dans les anneaux de Saturne

Les anneaux de Saturne forment un système extrêmement complexe. Cette structure unique dans le système solaire présente un diamètre d'environ 338000 km pour une épaisseur d'environ 1.5 km. Le rapport de la taille de l’anneau est équivalent à celui d'une feuille de papier de 200 m de diamètre !
Les systèmes d'anneaux et les satellites qui gravitent à proximité forment un ensemble dynamique, lié par des phénomènes de résonance gravitationnelle conjugués extrêmement complexes auxquels se superposent des effets de turbulences et parfois magnétiques.
En 2005, la sonde Cassini découvrit le petit satellite Daphnis, un corps de 8 km de longueur gravitant en plein milieu de la division de Keeler située à environ 250 km à l'intérieur de l'Anneau A, à une distance d'environ 594000 km des nuages de Saturne.Plus étonnant, Daphnis crée des ondes de turbulences temporaires dans la division de Keeler. Profitant de la lumière rasante de l'équinoxe qui se produira fin août 2009, le 30 juillet 2009 les chercheurs de la NASA découvrirent que ces ondes présentaient des composantes horizontales (radiales) et verticales, au point de projeter des ombres spectaculaires sur plusieurs dizaines de kilomètres sur les anneaux comme le montrent les images présentées sur cette page.
Une animation de ce phénomène très étonnant provoqué par le passage de Daphnis est présentée sur le site du Photojournal du JPL.
Dernières nouvelles
Le 21 août 2009, le JPL a publié une nouvelle image montrant l'ombre des anneaux sur Saturne. Sous la lumière rasante de l'équinoxe, la projection des anneaux n'est plus que l'ombre d'elle même au sens propre, réduite à une fine trace sombre.
A propos des anneaux de Saturne, consultez également l'article Saturne, le Seigneur des anneaux.

vendredi 24 juillet 2009

Le Galileoscope : une lunette de 50 mm pour 25 €

Pour célébrer l'Année mondiale de l'astronomie, l'Union Astronomique Internationale et l'UNESCO ont eu l'idée de s'unir pour proposer aux amateurs le "Galileoscope".
Ce projet consiste à proposer au grand public de construire une lunette astronomique livrée en kit afin qu'ils découvrent les plaisirs de l'astronomie et notamment la Lune, les planètes, les étoiles et les nébuleuses les plus brillantes.
L'offre consiste en une lunette de 50 mm de diamètre et de 500 mm de focale (f/10) disposée dans un tube en plastique. Elle est fournie avec un oculaire de 20 mm de type Plössl adapté au diamètre standard de 31.75 mm, offrant un grossissement de 25x ainsi qu'une lentille de Barlow 2x permettant d'atteindre un grossissement de 50x.

L'objectif achromatique est en verre et constitué de deux lentilles collées traitées anti-reflets tandis que l'oculaire et la Barlow sont constitués de lentilles en plastique sans revêtement.
La lunette et ses accessoires sont livrés dans un emballage cartonné avec un manuel de construction de 2 pages rédigé en anglais mais sans trépied. Le colis pèse 1.2 kg.
Prix de l'offre
Le Galileoscope est vendu 15 $US plus frais de port et taxes soit environ 25 € port compris vers l'Europe.
Voici les spécifications (en anglais) fournies par le constructeur ainsi qu'une revue du produit rédigée en français par l'astronome amateur et non moins averti Vincent Becker.
Mon avis : cette petite lunette astronomique s'adresse à de jeunes enfants entre 6 et 10 ans environ (quoique cet instrument puisse également faire plaisir aux adultes !).
A ce prix là et pour cette qualité, cela vaut vraiment la peine de l'acheter. Votre enfant ne sera pas déçu.
Astuce pour avoir des "jumelles" 50x50 pour 50 € : achetez deux Galileoscopes (vous gagnerez sur les frais de port) et fixez-les en parallèle. Vous bénéficierez en plus d'une vision stéréoscopique. Effet garanti !

mercredi 22 juillet 2009

L'éclipse totale du Soleil du 22 juillet 2009

Voici une vidéo réalisée par la télévision japonaise NHK de l'éclipse totale du Soleil du 22 juillet 2009 au petit matin (2h35 TU). C'est l'éclipse la plus longue du millénaire, la phase de totalité durant 6m38.8s.
Cette éclipse atteignit la magnitude 1.0799, d'où sa durée exceptionnelle. La bande d'éclipse s'étendit sur une largeur de 258.4 km des Maldives, à l'Inde, au sud du Japon jusqu'au îles du Pacifique Sud (Kiribati).

L'éclipse a été filmée depuis le pont d'un bâteau situé à 1000 km au sud de Tokyo, au large de la fameuse île de Io, très connue par les actualités américaines de la Seconde guerre mondiale.
Pour la traduction, la journaliste interroge le Dr Watanabe, célèbre au Japon. Le professeur explique qu'on assiste à une chute de la température (elle sera de 15°), que l'on peut observer certaines étoiles durant la totalité ainsi que la constellation d'Orion. Vénus et Mercure sont également visibles.
Il explique que la couronne solaire est peu étendue car nous sommes dans la phase du minimum d'activité solaire.
La journaliste explique enfin que beaucoup de personnes sont présentes sur le bateau et prennent des photos, d'où le bruit des obturateurs que l'on entend à l'arrière-plan, mais on ne l'entend pas sur cette vidéo.
Thanks Kanz for your translation !
L'éclipse du 12 août 2026
La prochaine éclipse totale du Soleil visible en Europe se produira le 12 août 2026 où le nord de l'Espagne sera gratifié de 2 min18s de totalité vers 18h45 locale. C'est un spectacle auquel vous devez absolument assister. Réservez déjà ce jour dans votre agenda et louez pour l'occasion un puissant téléobjectif, le spectacle est fantastique !
Pour plus d'information, consultez l'article sur les éclipses, phénomènes à grand spectacle.

lundi 20 juillet 2009

Il y a 40 ans, Neil Armstrong marchait sur la Lune

Nous célébrons aujourd'hui le 40e anniversaire du débarquement de l'homme sur la Lune. Malgré tout ce que nous avons accompli depuis cette époque, l'Aventure lunaire demeure fabuleuse et témoigne qu'avec de la volonté, l'homme est capable de réaliser ses rêves.
Rappel historique
Buzz Aldrin saluant le drapeau américain au cours de la mission Apollo 11 le 21 juillet 1969.Comment tout cela a-t-il commencé ? Sans remonter à l'invention de la fusée à combustion liquide (Tsiolkovski en 1903), en 1955, Russes et Américains avaient annoncé qu'ils lanceraient un satellite artificiel dans le cadre de l'Année Géophysique Internationale qui devait se dérouler en 1958.
Fort de leur supériorité technologique, les Russes gagneront leur pari en lançant avec succès le premier satellite artificiel, Spoutik 1, le 4 octobre 1957.
Devant cet affront et cette atteinte à leur prestige - imaginez un satellite russe survolant les Etats-Unis en pleine Guerre froide ! -, les Américains décidèrent de créer une agence spatiale, la NASA, et de faire mieux que les Russes en lançant la course à l'espace.
Si pour le grand public comme pour le Congrès il ne s'agissait a priori que d'une course de prestige qui allait raviver le patriotisme américain, pour le Gouvernement il s'agit en réalité de faire passer un projet militaire stratégique inavoué; il fallait acquérir la technologie pour fabriquer des missiles intercontinentaux dans l'éventualité d'une attaque Russe.
Le Dr Wernher von Braun avait participé à la fabrication des V2 durant la guerre puis émigra aux Etats-Unis où il continua ses recherches. Il avait notamment participé au développement du missile Redstone en 1958 lorsqu'il travaillait sur le site de missiles de White Sands.
A présent à la tête du centre de vol Marshall de la NASA (MSFC), il expliqua au président qu'il pouvait construire une fusée à étages capable d'emporter des hommes à destination de la Lune. Il avait déjà tout planifié dans son livre "First Men To The Moon" publié en 1958.
Aussi, fort de ces arguments, pour calmer son opinion publique et redresser le prestige des Etats-Unis, en 1961 le président John F. Kennedy annonça devant les membres du Congrès : « Je crois que cette nation devrait se fixer comme objectif de réussir, avant la fin de cette décennie, à poser un homme sur la Lune et à le ramener sain et sauf sur Terre ».
C'est ainsi que pendant plus de 10 ans les ingénieurs de la NASA feront des tests de moteurs-fusées et construiront des lanceurs de plus en plus puissants.
Von Braun expliquant le système de fusée Saturn au président John F. Kennedy en 1963 devant le Complex 37. Document NASA. Dès 1958, la NASA inaugura le programme Mercury dont le but était de placer une capsule habitée sur orbite, de se familiariser avec les manoeuvres orbitales et de s'assurer qu'on pouvait récupérer un homme et un vaisseau en toute sécurité en orbite.
Après avoir connu quelques échecs au décollage, lancé des plantes, des animaux et s'assurer que l'homme pouvait survivre dans une capsule envoyée dans l'espace, la NASA entama ses vols habités.
Le 20 février 1962, soit plus d'un an après les Russes (Gagarine, 1961), l'Amérique put enfin s'enorgueillir d'avoir lancé une capsule habitée autour de la Terre. C'est le vol historique de John Glenn à bord de Friendship 7.
Fin 1962, la NASA lança le programme Gemini dont le but était de maîtriser un vol spatial durant au moins 2 semaines, de maîtriser toutes les manoeuvres des rendez-vous orbitaux et d'avoir une parfaite maîtrise de la rentrée atmosphérique et de l'amerrissage.
Rassurées par ces succès, en 1967 la NASA inaugura son ambitieux programme Apollo dont l'objectif est d'assurer la suprématie des Etats-Unis dans l'espace, d'effectuer un programme d'exploration scientifique de la Lune et de développer les capacités de l'homme à travailler sur la Lune.
La NASA connaîtra un accident fatal qui coûtera la vie à l'équipage d'Apollo 1 sur le pad de tir. Il y aura ensuite 5 vols préparatoires dont celui d'Apollo 8 qui atteindra l'orbite lunaire en 1968.
La mission Apollo 11
Le 16 juillet 1969, la fusée Saturne V décolla de Cap Kennedy à 13h32 TU (14h32 à Paris) emportant trois astronautes, Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins.
Neil Armstrong, ingénieur en aérospatiale de formation, fut pilote de l'US Navy et pilote d'essai pour la NASA. Il fut commandant de bord de la mission Apollo 11. Buzz Aldrin fut pilote du module lunaire (le LEM baptisé "Eagle") et Michael Collins pilote du module de commande. Les astronautes d'Apollo 11.
La fusée Saturn V est la plus grande et la plus puissante que l'homme ait jamais construite. Elle mesure 120 mètres de hauteur et pèse 3000 tonnes, cent fois plus que celle utilisée par John Glenn et génère une poussée équivalente à 220 millions de chevaux !
Dans un vacarme infernal et un nuage de fumée, la fusée s'arracha lentement à l'attraction terrestre. A 13 km d'altitude et 3000 km/h, l'équipage subit une accélération de 4.5 G.
Tout se déroula comme prévu. Lorsque la fusée quitta l'atmosphère terrestre et eut consommé pratiquement tout son carburant, le 1ere étage fut largué au-dessus de l'océan puis le 2eme étage une fois en orbite.
L'équipage d'Apollo 11 se sépara ensuite du 3eme étage de la fusée et poursuivit son voyage vers la Lune à plus de 5500 km/h à bord du module de commande auquel était attaché le module lunaire.
Au terme d'un périple de plus de 380000 km et qui dura près de 3 jours, Michael Collins plaça le module de commande en orbite lunaire.
Le LEM descend vers la Lune
Le 20 juillet, après 100 heures 39 minutes de vol et 14 orbites lunaires, la NASA donna l’ordre Armstrong de procéder à la séparation du LEM du module de commande et d’allumer ensuite le moteur du LEM. Go !
Le LEM quitta son orbite et commença sa chute contrôlée qui devait l'amener en pilotage automatique vers le site d’alunissage prévu quelque 11 minutes plus tard. Buzz Aldrin sur le marchepied du LEM. Document NASA.
Collins, resté dans le module de commande leur dira : "OK, vous voilà partis! Magnifique. Il me semble que vous avez une machine qui a bonne mine, même si vous avez la tête en bas. Soyez prudents, les gars!". Aldrin prit une photo du module du commande. "A plus tard" répondit Armstrong.
Mais les problèmes commencèrent. Un retard d'allumage de 1/10e seconde de l'un des moteurs du LEM le fit dévier de 7 km de sa zone d'atterrissage.
Un problème ne venant jamais seul, surtout sur un appareil à peine achevé comme l'était le LEM, la puissance de son moteur principal fluctua en dehors de tout contrôle et un problème non corrigé dans l'interface de rendez-vous radar puisait 13% d'énergie supplémentaire.
Mais ce n'était pas encore le plus grave. Les deux ordinateurs de bord, à peine plus puissants qu'une calculatrice moderne, étaient mal programmés et leur capacité mémoire comme leur processeur étaient sous-dimensionnés au point qu'ils furent saturés de données, ils se sont bloqués et durent être réinitialisés à plusieurs reprises.
Le Lunar Module Guidance Computer (LGC) afficha à plusieurs reprise une erreur "1202" (saturation du processeur) qui déclencha une alarme sonore, jugée sans importance par Houston.
Peu après, Armstrong constata qu'il avait dépassé le point d'alunissage et dit calmement à Aldrin : "nous sommes un peu long".
Sans ordinateur de bord, Armstrong et Aldrin étaient dans l'impossibilité de connaître la position et la vitesse exacte du LEM. Alors que le sol arrivait à grande vitesse, sachant qu'il leur restait quelques minutes de carburant, nos deux astronautes devaient garder leur calme tout en surveillant la descente du LEM et prêts à reprendre les commandes à tout instant.
Armstrong en particulier savait d'expérience combien le LEM était instable (il dut s'éjecter d'urgence d'un prototype quelques mois plus tôt) et qu'un crash était prévisible. Voyant que le LEM se dirigeait tout droit vers un cratère et des rochers, à 150 mètres d'altitude, Neil Armstrong décida de prendre les commandes manuelles pour trouver un autre site d'alunissage. A ce moment là, son cœur battait à 156 pulsations par minute.
A 30 mètres du sol, Houston les informa qu'il restait 30 secondes de carburant. Armstrong cherchait toujours un site à l'écart des cratères et sur une surface plane.
The Eagle has landed
Finalement, le 20 juillet 1969 à 20h17 TU (21h17 à Paris), le LEM se posa sur la Lune, dans la mer de la Tranquilité. Il restait 15 secondes de carburant. Armstrong dit posément au Mission Control : "Houston, Tranquility Base here. The Eagle has landed". S'en suivit un éclatement de joie à Houston et un grand soulagement pour tout le monde.
Après avoir pris un peu de repos, effectué les contrôles de routine, mis leur combinaison spatiale et dépressurisé le LEM, un peu plus de six heures plus tard, Armstrong et Aldrin furent prêts à débarquer sur la Lune et attendèrent l'autorisation de la NASA.
Buzz Aldrin sur la Lune au cours de la mission Apollo 11. Document NASA.
En tant que commandant de bord, c'est Neil Armstrong qui marcha le premier sur la Lune. Nous étions le 21 juillet 1969 à 2h56 TU. Il s'assura aussitôt qu'il pouvait remonter sur l'échelle du LEM. Peu après il prononça cette phrase qui resta à la postérité : "C'est un petit pas pour l'homme, un bon de géant pour l'humanité". Il avait 38 ans.
Neil s'assura que tout allait bien au sol avant que Buzz Aldrin le suive quinze minutes plus tard. Devant la beauté du paysage désertique et voyant le clair de terre, Buzz Aldrin dit ces mots : "Magnifique désolation".
Soudain les astronautes furent interrompus par un appel téléphonique... Le président Nixon voulait saluer nos héros depuis le Bureau oval de la Maison Blanche ! Voici la transcription faite par la NASA. Saluons au passage la prouesse technique.
Au terme d'un voyage de 380000 km qui dura plus de 3 jours, l'équipage d'Apollo 11 resta 21h36m sur la Lune. Les astronautes récoltèrent 21.7 kg d'échantillons lunaires, prirent plusieurs centaines de photos et s'aventurèrent sur la Lune durant 2h31m, parcourant environ 250 mètres.
Au total, leur voyage vers la Lune dura 195h18m soit un peu plus de 8 jours. L'équipage d'Apollo 11 reviendra sur Terre le 24 juillet 1969, riche d'avoir accompli l'un des plus grands rêves de l'humanité.
Flashback sur la plus grande aventure du XXe siècle dont beaucoup de personnes se souviennent encore.

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Le document suivant est une simulation 3D de la mission Apollo 11 sur laquelle on a ajouté la bande son originale qui commence un peu plus de dix minutes avant l'alunissage.

La suite de l'aventure lunaire
Apollo 11 fut suivie par 6 autres missions dont 5 déposèrent des instruments scientifiques sur la Lune (sismographes, réflecteur laser, gnomon, etc) y compris une rover d'exploration (jeep) fabriquée par Boeing et ramenèrent près de 400 kg d'échantillons lunaires.
Aujourd'hui la moitié de ces échantillons n'ont pas encore été étudiés pour la simple raison qu'ils sont réservés aux générations futures qui disposeront d'instruments plus performants pour les étudier et en extraire de nouvelles informations.
Parmi les faits marquants de ces missions, il y eut l'accident d'Apollo 13 en 1970 qui, grâce à la ténacité du directeur de vol Eugène Kranz et la collaboration de tous les ingénieurs de la NASA, se transforma en échec le plus réussi.
Buzz Aldrin devant le LEM d'Apollo 11 le 21 juillet 1969. Document NASA.Rappelons également qu'en 1971, au cours de la mission Apollo 15 qui utilisa pour la première fois la rover, David Scott démontra l'expérience de la chute des corps de Galilée avec une plume et un marteau : qu'ils soient légers ou lourds, tous les corps chutent dansle vide avec la même accélération.
La dernière mission du programme Apollo eut lieu en décembre 1972. Au total, 14 astronautes foulèrent le sol de la Lune.
Sans support de la communauté internationale et sans concurrent, le budget aloué au programme Apollo se réduisit à une peau de chagrin en 1973 (76.7 millions de dollars sur un budget total de 2.5 milliards de dollars). Il fallait bien se rendre à l'évidence, le programme prenait fin avec la mission Apollo 17. Vu son coût et le peu de retombées économiques, l’envoi de missions habitées vers la Lune fut remis en question dans les années 1980.
Le 14 janvier 2004, le président Bush, Jr. présenta au Congrès ainsi qu'à la NASA sa "Vision pour l'Exploration Spatiale" (The Vision for Space Exploration) dans laquelle il exprimait son désir de voir le retour de l'homme sur la Lune avant 2020 et de préparer ensuite une mission vers Mars et au-delà. Ce programme ambitieux qui sera baptisé "Constellation" fut approuvé par le président Obama.
Après la sonde japonaise Kaguya qui cartographia totalement la surface lunaire en 2007 et 2008, aujourd'hui la sonde américaine LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) est en orbite autour de la Lune et a commencé sa mission de reconnaissance des sites d'alunissage des futures missions habitées. L'aventure continue !
Neil Armstrong, un homme presque ordinaire
Neil Armstrong a toujours été un homme très discret. Si Neil a été formé pour voler dans l'espace et marcher sur la Lune, il n'a jamais été formé pour affronter son image de héro. S'il était prêt à risquer sa vie aux commandes des machines volantes les plus folles, il n'a jamais aimé la foule et ses comportements parfois hystériques, encore moins que certains remettent en question la véracité de sa mission sur la Lune.
A l'étonnement du grand public, au retour d'Apollo 11, Neil annonça qu'il n'irait plus dans l'espace. Aussi la NASA l'envoya travailler à Washington, à l'Office of Advanced Research and Technology, le futur DARPA.
Ce travail administratif et protocolaire ne le passionnant pas, Neil démissionna de la NASA en 1971 et prit un poste de professeur à la chaire d'aéronautique de l'Université de Cincinnati où il enseigna pendant 8 ans.
A partir de 1979, Neil entra au conseil d'administration de plusieurs entreprises privées dont Marathon Oil, Learjet, Cincinnati Gas & Electric Company, Taft Broadcasting, United Airlines, Eaton Corp., AIL Systems et Thiokol.
Il collabora également aux côtés du physicien Richard Feynman à la Commission Rogers sur l'accident de la navette spatiale Challenger survenu en 1981.
Neil Armstrong se maria avec Janet Elizabeth Shearon qui lui donna trois enfants.
Neil pris sa retraite en 2002 et se retira pour ainsi dire du monde ainsi que l'explique la vidéo suivante.

Pour plus d'information
Consultez l'article sur l'astronautique où vous trouverez d'autres détails sur cette épopée.
Consultez également le site du Musée National de l'Air et de l'Espace du Smithsonian, NASM sans oublier bien entendu le site de la NASA.
Vous trouverez des explications techniques sur l'ordinateur de bord d'Apollo 11 dans cet article publié par l'AAS. Voici un simulateur de l'ordinateur de guidage d'Apollo 11 ou AGC ainsi qu'un LM Simulator similaire.
Voici le journal de bord original d'Apollo 11 et son résumé en français.
Toutes les bandes sons de la mission Apollo 11 sont disponibles sur le site Live365.
Pour commémorer ce 40eme anniversaire, la NASA nous offre des vidéos restaurées d'Apollo 11.
Il existe également un DVD et un disque Blu-ray sur la mission Apollo 11.
Neil Armstrong accorda une interview en 2001 au sujet de la mission Apollo 11. Voici sa transcription (PDF).
Enfin, en 2005 James Hansen a écrit une biographie de Neil Armstrong intitulée "First Man: The Life of Neil Armstrong".

jeudi 16 juillet 2009

Vidéos restaurées d'Apollo 11

Pour commémorer le 40eme anniversaire d'Apollo 11, la NASA a publié des vidéos partiellement restaurées, exemptes de bruits parasites et présentant une meilleure qualité d'image, d'une série de 15 moments historiques du débarquement de l'homme sur la Lune le 20 juillet 1969.
Ces extraits présentent Neil Armstrong puis Buzz Aldrin descendant du LEM, le déploiement du drapeau américain et Aldrin lisant la plaque commémorative.
Précisons que toutes les bandes sons de la mission Apollo 11 sont disponibles sur le site Live365.

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mercredi 15 juillet 2009

Des nuages nacrés à Paris pour le 14 juillet 2009

Comme ce fut déjà le cas le mois dernier, des nuages nacrés sont de nouveau visibles au-dessus de l'Europe et des Etats-Unis.
Le webzine Spaceweather rapporte que des nuages nacrés ont été observés au-dessus de Paris au soir du 14 juillet 2009.
Il est possible qu'ils soient encore visibles quelques jours. Surveillez le ciel au-dessus de l'horizon ouest, entre 30 minutes et 1 heure après le coucher du Soleil, soit à partir de 22h30 locale environ.

Nuages nacrés photographiés par Sylvain Raimbault le 14 juillet 2009.

Simulation d'un vol sub-orbital selon Virgin Galactic

La société Virgin Galactic qui inaugura le mois dernier le début de la construction du premier "Spaceport" au Nouveau-Mexique, vient de publier la vidéo suivante illustrant le déroulant d'un vol spatial touristique. Ça laisse rêveur...

Précisons tout de même pour les intéressés que le ticket d'embarquement pour l'espace est vendu 200000 dollars (142000€) et qu'il n'y a pas de "last-minutes" !
Cela dit, Bill Whitehorn, président de Virgin Galactic, espère rendre l'espace un jour accessible à tous : "Nous croyons que finalement nous pourrons descendre le prix du ticket à 25 ou 30000$ après quelques années, par vol et par personne". Sûr que ce jour là j'embarque ! Et vous ?

mardi 14 juillet 2009

Le monde merveilleux des bulles de savon

Le webzine "Times" Online vient de publier des photographies montrant l'explosion d'une bulle de savon. C'est un spectacle dont on ne se lasse jamais, éternellement magique et fascinant. Comme quoi les merveilles de la nature tiennent dans peu de choses.
Ces clichés ont été pris par Richard Heeks d'Exeter au moyen d'un réflex équipé d'un objectif macro, à la vitesse de 1/500e de seconde, un jour sans vent.
Notons que cela fait plus d'un an que Richard photographie des bulles de savon notamment et publie ses meilleurs résultats sur Flickr.

Pourquoi les bulles sont-elles colorées ? C'est la variation d'épaisseur de la membrane de la bulle qui crée les irisations. Cette membrane mesure à peine 1 micron d'épaisseur (0.25 microns pour le jaune, 0.20 microns pour le violet, etc), soit cent fois moins qu'un cheveux.
Les couleurs changeantes sont provoquées par des interférences entre les rayons qui se réfléchissent sur la surface extérieure de la bulle et ceux se réfléchissant sur la surface intérieure de la bulle. Ainsi, chaque couleur correspond à une épaisseur précise.
Comment faire des bulles de savon ?
Pour faire des bulles de savon géantes, il vous faut une solution de glycérine, c'est-à-dire 1 volume de liquide vaisselle (Mir ou Dreft) pour sa qualité hydrophile, 12 à 14 volume d'eau la plus pure possible et 1/4 de volume de glycérine (cf. la pharmacie) qui sert à épaissir la solution et stabiliser les bulles. Plongez un petit tuyau rigide dans la solution, soufflez et c'est joué ! Vous pouvez également créer un film (une surface plane) irisé en écartant doucement deux baguettes plongées dans cette solution savonneuse.
Consultez également l'explication scientifique de Philippe Boeuf et les vidéos de YouTube sur le sujet.

samedi 11 juillet 2009

Le regard indiscret d'Obama et Sarkozy...

Au cours du G8 qui s'est tenu le 10 juillet 2009 à L'Alquila en Italie, Obama et Sarkozy ont été pris en flagrant délit de regarder la chute de rein de la jeune brésilienne Mayara Tavares âgé de 16 ans, oubliant la présence des caméras !
Mais comme le fait remarquer le reporter américain, si on peut encore considérer que le regard d'Obama était peu incisif et discret, il n'y a aucun doute que Sarkozy en a bien profité...
Décidément le président français manque de retenue et d'éducation !

mercredi 8 juillet 2009

Les sites américains victimes de cyber-attaques

Plusieurs site officiels américains et sud-coréens ont été visés ces derniers jours par une vague de cyber-attaques qui, selon les services de renseignement sud-coréen, ne peuvent pas être l'oeuvre d'un seul individu, mais d'une organisation ou d'un Etat.
Aux Etats-Unis, une dizaine de sites "sensibles", dont celui de la Maison Blanche, le portail officiel du département d'Etat (state.gov) et du Pentagone ainsi que des sites privés comme la Bourse de New York, ont été attaqués ce week-end, pendant la fête nationale américaine, ont révélé mercredi divers experts en sécurité informatique.
Déni de service distribué
Ces attaques ont provoqué une erreur "Distributed Denial of Service" (DDoS) sur les serveurs cibles, c'est-à-dire que pendant quelques temps ils ont été saturés et incapables d'assurer leurs services. Cela ne provoqua aucun impact sur le fonctionnement de ces institutions, mais uniquement des nuisances a précisé un expert.
Sans confirmer qu'il y eut la moindre intrusion, Jeffrey Gordon, un porte-parole du Pentagone, a affirmé que les activités du ministère n'avaient pas été perturbées. "C'était une attaque massive" mais guère "sophistiquée", a estimé Johannes Ullrich, chef informatique du SANS Internet Storm Center, un organisme spécialisé dans la sécurité informatique.
"Nous enquêtons", a déclaré Ian Kelly, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, "mais nous ne sommes pas encore en mesure de confirmer l'origine [de l'attaque qui] a commencé le 5 juillet". Elle a depuis "beaucoup diminué" d'intensité, et ne semble pas avoir fait beaucoup de dégâts, a-t-il précisé.
Mardi soir, "tous les sites Internet fédéraux fonctionnaient", a assuré le département à la Sécurité intérieure, rappelant que les cyber-attaques visant les sites gouvernementaux étaient pratiquement quotidiennes.
Et de fait, ainsi que le rappelle cet article, en 2008 les Etats-Unis furent la cible de 20.6 millions de cyber-attaques, généralement lancées de l'intérieur du pays, contre 7.7 millions en Chine et seulement 110000 en Allemagne.
Cyber-attaques en Corée du Sud
Les conséquences de ces cyber-attaques ont en revanche été plus sérieuses en Corée du Sud, où plusieurs sites, notamment ceux de la Présidence et de la Défense, ont été touchés mardi soir, provoquant leur mise hors service pendant quatre heures, selon la presse locale.
"Ce n'est pas une simple attaque lancée par des particuliers. L'offensive semble avoir été élaborée par une organisation ou un Etat", ont affirmé les services secrets sud-coréens (NIS) dans un communiqué.
Le NIS a indiqué travailler main dans la main avec les Américains pour débusquer les responsables.
PC zombies
Les cyber-attaques ont consisté à paralyser les principaux serveurs en les saturant les connexions à partir d'ordinateurs infectés de programmes malveillants.
Selon le NIS, 12000 ordinateurs de particuliers installés en Corée du Sud et 8000 ordinateurs à l'étranger ont été ainsi utilisés pour lancer les attaques.
Il s'agirait de "PC zombies", c'est-à-dire d'un réseau d'ordinateurs piratés travaillant en mode furtif, formant ce qu'on appelle un "Botnet" ou réseau undergound qui conduit des attaques sur Internet à l'insu de leur propriétaire.
La Corée du Nord pourrait être derrière ces cyber-attaques, a indiqué l'agence sud-coréenne Yonhap. Les tensions entre les deux Corées sont particulièrement aiguës depuis que le régime nord-coréen a mené son deuxième essai nucléaire, le 25 mai dernier.
Un cyber-commandement aux Etats-Unis
La cyber-sécurité fait l'objet d'une attention particulière aux Etats-Unis, ses réseaux numériques étant de plus en plus la cible de pirates informatiques.
En mai dernier, le président Barack Obama a annoncé qu'il nommerait un "cyber czar" pour défendre son pays contre la cybercriminalité et a promis "une nouvelle approche globale" du sujet.
Aussi, le mois dernier, le Pentagone a annoncé la création d'un commandement militaire pour lutter contre les attaques informatiques et mener des offensives sur Internet.
Ce tout nouveau "cyber-commandement", placé sous l'autorité du Commandement stratégique américain (Stratcom), sera opérationnel à partir de cet automne.
La France lutte contre la cybercriminalité
Bien que nettement moins affectée que les Etats-Unis par les cyber-attaques, la France vient également de mettre en place une autorité de contrôle de la cybercriminalité. Pour mener ses actions, elle dispose d'un budget de 700 millions d'euros par an.
Ce service était fort attendu car depuis 2009, le portail national de signalement des sites et contenus illicites (Internet-signalement.gouv.fr) a enregistré plus de 26000 plaintes concernant des escroqueries ou malversations sur Internet, sans parler du problème de la pédophilie et de la prostitution qui prolifèrent sur le web.
Collaboration franco-belge
Notons à ce sujet qu'il existe une collaboration franco-belge de lutte contre la cybercriminalité, notamment au sein de la "Regional Computer Crime Unit" (RCCU) de Tournai qui travaille en collaboration avec la gendarmerie française d'Arras (Nord-Pas-de-Calais).
Pour plus d'information sur les menaces venant d'Internet, consultez les articles sur La cybercriminalité et la Prévention du piratage informatique.

Google Chrome prévu pour le second semestre 2010

Le webzine Ars Technica a annoncé de source sûre que le système d'exploitation "Google Chrome", le concurrent de Windows et destiné avant tout aux internautes, sortira au second semestre 2010. L'information a été confirmée par Google.
Google a expliqué que cet OS qui sera disponible gratuitement est open source (libre de droits) et léger, permettant aux utilisateurs d’accéder rapidement au web.
Google affirme que son système d’exploitation sera exempt de virus (sic!) du fait qu'il exploite une architecture de sécurité entièrement nouvelle articulée autour d'un noyau Linux. Le système à base de fenêtres sera compatible avec les processeurs de type x86 et ARM.
Cet OS est donc différent d’Android bien qu’il y aurait des recoupements de concepts et de fonctionnalités entre les deux plates-formes.

Entre nous, je pense que Google Chrome a pris un mauvais départ. D'abord, ce ne serait pas le premier qui tenterait de s'attaquer au monopole de Microsoft et s'y casserait les dents. Seul point qui le différencie de ses challengers, Google a beaucoup d'argent.
Ensuite, si Google Chrome ne sortira pas avant un an, que feriez-vous si vous saviez que Microsoft sortira Windows 7 en fin d'année ? Vous n'allez pas attendre Google Chrome...
Enfin, et c'est le plus important (et le plus ennuyeux pour Google), Windows est au coeur des systèmes informatiques de 70% des sociétés et est utilisé globalement par 90% des informaticiens.
Etant déjà donc pénalisé au départ, ce n'est donc pas demain que Google gagnera cette bataille... comme ce n'est pas demain non plus que Microsoft gagnera la bataille des browsers où Google règne en maître incontesté (l'offre de Microsoft sur Yahoo! n'ayant toujours pas abouti).
Bref, la guerre entre les deux géants de l'informatique continue. Qui gagnera ? Les utilisateurs !

mardi 7 juillet 2009

Les funérailles de Michael Jackson

Les funérailles de Michael Jackson se sont déroulées le 7 juillet 2009 à Los Angeles. La cérémonie du Staples Center fut retransmise en direct sur plusieurs chaînes TV dont La Deux (RTBF).
Le programme de la journée n'était pas connu d'avance si ce n'est que la famille avait clairement dit que le cortège funèbre n'irait pas en ville.
L'hommage à Michael se déroula dans le calme, encadré par une police omniprésente, et fut caractérisé par la retenue et le recueillement du public.
La cérémonie religieuse
La cérémonie religieuse eut lieu dans l'intimité de la famille au Hall of Liberty de Los Angeles et dura environ une heure. Le cortège funèbre fut constitué d'une trentaine de Rolls-Royce noires.
A la fin de la cérémonie, contre toute attente, le corbillard transportant Michael et une partie du cortège se dirigèrent vers le Staples Center à la rencontre du public, un geste émouvant qu'aurait fort apprécié Michael.
La cérémonie commémorative au Staples Center
Environ une heure plus tard eut lieu la cérémonie publique au Staples Center de Los Angeles qui accueillit 17000 personnes tirées au sort par une loterie sur Internet, toute la famille Jackson ainsi que de nombreuses stars du show business, du sport, des leaders des droits civiques et des politiciens.

Cette cérémonie coûta 1.4 millions de dollars et fut offerte par de généreux donateurs.
Les caméras et appareils photos étaient interdits mais par la suite, au vu du nombre de flashes et des gros-plans effectués dans le public, tout indiqua que beaucoup d'invités ont filmé ou photographié le spectacle.
Durant plusieurs minutes, le stadium fut silencieux comme pour marquer l'absence du Roi de la Pop Music. Volonté des organisateurs ou du public, manifestement tout le monde se recueillait et attendait la suite des évènements.
Puis la scène s'éclaira, et comme le montre la vidéo ci-dessus, une chorale se mit à chanter et, de manière très émouvante, les six frères Jackson présentèrent le cercueil plaqué or de Michael au public. Le cercueil couvert de roses rouges fut ensuite placé devant la scène, entouré de fleurs.
Les premières stars prirent ensuite la parole et d'autres chantèrent en hommage à Michael au cours d'une cérémonie pleine d'humanité et de gentillesse, dans la plus pure tradition américaine.
On entendit tout d'abord Smokey Robinson puis Mariah Carey, Queen Latifah, Lionel Ritchie, Berry Gordy, Stevie Wonder, la congressiste Sheila Jackson Lee, le basketteur Magic Johnson, Jennifer Hudson, le révérend et homme politique Al Sharpton, le chanteur et guitariste John Mayer, Jermaine Jackson, Brooke Shields, le fils de Martin Luther King et son épouse, Usher, Shaheen Jafargholi le lauréat du concours "Britain Got Talent 2009" âgé de 12 ans, puis différents chanteurs et chanteuses qui reprirent en coeur "We Are The World" accompagné par l'orchestre Jermaine Jackson.de Michael Jackson pour terminer par un hommage très émouvant des Jackson à leur frère et de la petite Paris Jackson à son papa.
Tous les intervenants ont exprimé le même sentiment : l'amour qu'ils avaient pour Michael Jackson et l'amour qu'avait Michael Jackson pour les autres.
Et de rappeler que Michael accomplit son rêve en devenant le Roi de la Pop Music, tout en soulignant la bonté, l'humanité, la générosité et la tolérance dont il fit preuve, tous les ingrédients qui font aujourd'hui de Michael une légende, la plus grande star de tous les temps selon Berry Gordy.
Les frères Jackson ont ensuite emporter le cercueil de Michael vers sa dernière demeure devant un public silencieux, ému mais content d'avoir participé à cette cérémonie d'adieu à leur idôle.
Qu'est devenue la dépouille de Michael Jackson ?
Après la cérémonie, le corbillard transportant le cercueil de Michael a quitté le Staples Center, le convoi roula quelques kilomètres puis le corbillard disparut au détour d'un tournant. Ni les hélicoptères de la presse ni le public présent dans les rues n'ont retrouvé sa trace.
Bien que deux hélicoptères aient été vus au-dessus du ranch de Neverland, on ignore ce qu'est devenue la dépouille de Michael Jackson.
Harvey Levin, créateur du webzine TMZ de Time Warner émet l'hypothèse que le cercueil présenté au Staples Center était vide tandis que d'autres médias prétendent qu'entre-temps le corps de Michael aurait été incinéré et ses cendres dispersées à Neverland, mais personne ne peut confirmer ces faits.
Ainsi, comme durant toute sa vie, Michael nous a une fois de plus surpris...
En principe, le corps de Michael Jackson devrait être inhumé au cimetière de Forest Lawn situé sur les collines d'Hollywood à Los Angeles (à côté des studios de la Warner Bros et en face des Studios Disney ainsi que le montre cette image satellite) où sont enterrés la plupart des célébrités américaines.
Mais le certificat de décès de Michael Jackson présenté sur le site de TMZ précise qu'il s'agirait d'un lieu temporaire. Aujourd'hui, mise à part sa famille et la police, on ignore donc où se trouve et qu'est devenu la dépouille de Michael Jackson.
Selon des interviews accordées par LaToya Jackson, Michael devrait bien être enterré.
Dernières nouvelles
Michael portera son gant blanc à paillettes
9 juillet 2009 : Comme toute idôle, d'Andy Warhol à Elvis Presley, Michael Jackson sera enterré avec l'un de ses fétiches ou accessoires les plus sacrés : son gant à paillettes, que d'ailleurs portait chacun de ses frères lors de la cérémonie au Staples Center.
Le corps de Michael Jackson n'a donc pas été incinéré comme la rumeur le prétend, c'est du moins la conclusion que nous apporte cette information.
En effet, selon le webzine TMZ, LaToya Jackson a souhaité que Michael porte dans son cercueil son fameux gant (et un seul) de cuir blanc couvert de cristaux Swarovski que la couturière hollywoodienne Dorothy Gaspar lui confectionna il y a un peu plus de dix ans et qu'il avait l'intention de porter pour son concert "This Is It" à l'Arena O2 de Londres.
Dorothy tient cette information de Michael Bush, le styliste de Michael Jackson venu lui acheter voici peu 20 gants verts pour les danceurs de Michael Jackson.
Michael Jackson reste au top des ventes
A travers le monde, au cours des dix derniers jours, on estime que les chaînes radios ont diffusé 1700 fois plus les hits de Michael Jackson qu'avant sa mort !
Tous les disquaires et tous les sites de téléchargements de musique tels que Sony/ATV Music Publishing, iTunes, Amazon et autres Nokia Store connaissent actuellement une affluence record.
Alors qu'en temps normal les internautes téléchargent environ 48000 chansons de Michael Jackson par semaine, durant la semaine qui suivit son décès on comptabilisa 2.6 millions de téléchargements, soit plus de 500 fois plus que d'habitude et la progression est encore exponentielle.
En Belgique, en une semaine les ventes de CD de Michael Jackson ont augmenté de plus de 100000 unités. Sur les dix plus fortes ventes, six concernent les albums de Michael Jackson.
Pour plus d'information, consultez l'article Hommage à Michael Jackson.

Namaqualand, ou quand le désert fleurit

Il existe en Afrique du Sud, au nord-ouest de la province du Cap, une région appelée le Namaqualand qui s'étend sur la façade Atlantique sur plus de 50000 ha.
Cette zone proche des Tropiques est quasi-désertique et constitue l'une des régions les plus arides de l'Afrique du Sud-Ouest.
Or une fois par an, cette région désolée alternant de grandes plaines et des montagnes granitiques subit une métamorphose inattendue.
Entre le mois de juillet et septembre, des milliards de fleurs s'épanouissent, offrant au visiteur des tapis floraux aux palettes de couleurs chatoyantes qui changent de la monotonie qui règne habituellement dans ce désert.

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Le spectacle est fascinant et connu de tous les botanistes et de plus en plus de touristes. Pour préserver cette nature, l'Etat Sud-Africain a d'ailleurs créé trois réserves dans ce territoire.
Par quel magie ce désert fleurit-il ? En fait, en ce lieu unique au monde survivent des plantes qui se sont adaptées aux conditions désertiques il y a 50 millions d'années.
Pour éviter de brûler sous l'ardeur des rayons du Soleil estival, les graines germent dès le printemps sous un climat moins rude et tapissent le désert de mille couleurs.
Cette région présente l'une des biodiversités florales les plus riches de la planète. On y trouve notamment des "fleurs-cailloux" qui ressemblent à s'y méprendre à des pierres avant de fleurir. C'est un spectacle à voir absolument mais qui ne dure que quelques semaines chaque année.

mercredi 1 juillet 2009

2422 pensionnés belges ont perdu un an de pension

Pensionnes belges attention : le fisc veille ! En 2007, 2422 pensionnés ont perdu une année de pension parce qu'ils avaient gagné plus d'argent que le maximum permis en plus de leur pension, rapporte le Standaard Online.
L'Office Nationale des Pensions (ONP) a ainsi suspendu les pensions de 892 salariés ou indépendants et le Service des Pensions du Secteur Public (SPSP) a suspendu 1530 pensionnés à ce titre, a indiqué la ministre des Pensions Marie Arena (PS), en réponse à une question écrite de Els Schelfhout (CD&V).
L'ONP a également diminué l'allocation de pension de 15% maximum pour 1966 pensionnés qui avaient dépassé la limite des montants qu'ils pouvaient gagner dans l'année. Le SPSP a également diminué jusqu'à 20% les pensions de 586 anciens fonctionnaires.
Le Standaard note que dans la plupart des pays, les pensionnés sont encouragés à rester actifs, ce qui leur permet de contribuer à la sécurité sociale et aux impôts. Souvent, le fait de poursuivre une activité leur permet aussi d'augmenter leur pension.
En Belgique, gagner trop reste punissable même si les montants que les pensionnés sont autorisés à gagner en plus de leur pension ont été légèrement revus à la hausse l'année dernière.
Triste politique que celle de chercher à appauvrir une population alors qu'elle ne demande qu'à travailler plus pour arrondir ses fins de mois !
Où est la logique du système et d'autant plus quand on sait que d'autres pays comme les Etats-Unis, le Japon ou la France encouragent les gens à continuer à travailler.
A trop respecter les lois, voilà tout la reconnaissance que peuvent attendre les pensionnés belges de leurs élus ! Et puis on se demande pourquoi certains pensionnés travaillent en "stoumelink"... Que chacun en tire la leçon.